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François-Olivier
TOUATI dir. avec la collaboration de : Bénédicte Anfray, Thierry Berthou, Cyril Couybes, Marianne Faure, Lionel Prosperi et Alexis Rocher format 14x22 cm, 352 pages,
ISBN 978-2-910828-42-4, 19,50 euros |
D'abaque à zunnâr, d'abadengo à zindiq, d'averroïsme à stavkirke, près de 6 000 termes, notions ou expressions, couvrant le champ des activités humaines foisonnantes qui se sont déployées durant plus de 1 000 ans du nord de la mer Baltique aux confins sahariens, permettent d'appréhender la richesse et la complexité des réalités dites médiévales. Aider à comprendre le sens des mots, leurs origines et leurs glissements, tel est l'objet de ce Vocabulaire conçu comme un outil donnant accès de plain-pied aux sources écrites ou archéologiques ainsi qu'à la recherche et à l'historiographie les plus récentes. Quarante-cinq figures (sceaux, monnaies, bateaux, édifices, armure, travaux des mois.) complètent les définitions proposées.
Fruit d'une expérience pédagogique unique menée à l'Université de Paris XII, cet ouvrage a été réalisé pour et avec un groupe d'étudiants en Histoire, sous la direction de François-Olivier TOUATI.
Ancien pensionnaire de la Fondation Thiers, François-Olivier Touati est professeur à l'Université de Tours. Après avoir consacré une part importante de ses travaux à l'impact des pathologies sur les sociétés médiévales (Archives de la lèpre. Atlas des léproseries entre Loire et Marne au Moyen Âge, Paris, CTHS, 1996 et Maladie et société au Moyen Âge, Bruxelles, De Boeck, 1998), ses recherches portent actuellement sur l'histoire de la Terre sainte et les échanges entre l'Orient et l'Occident. Spécialiste d'histoire hospitalière (Saint-Lazare de Jérusalem aux XIIe et XIIIe siècles, Paris I, 2001), il a également dirigé la revue Sources. Travaux historiques
« Pour donner des noms à leurs actes, à leurs croyances et aux divers
aspects de leur vie de société, les hommes n'ont pas attendu de les voir
devenir l'objet d'une recherche désintéressée. Son vocabulaire, l'histoire le
reçoit donc, pour la plus grande part, de la matière même de son étude.
Elle l'accepte, déjà fatigué et déformé par un long emploi ; ambigu
d'ailleurs, souvent dès l'origine, comme tout système d'expression qui
n'est pas issu de l'effort sévèrement concerté des techniciens. »
Marc BLOCH, Apologie pour l'histoire ou métier d'historien.
Comme toute science, comme toute connaissance appelée à progresser toujours davantage, l'histoire utilise un vocabulaire dont les difficultés d'appréhension sont celles-là mêmes des sociétés qu'elle étudie. Comment, en effet, saisir l'épaisseur des réalités humaines sans une double démarche, délicate, appelant l'effort de chaque historien : comprendre, décrire. Chaque « période » le terme est déjà connoté, chaque milieu, secrète son propre vocabulaire dont la trace transmise dans le meilleur des cas parle document écrit forme l'un des gisements essentiels sur lequel s'établit sa perception. Mais la lecture s'avère souvent déconcertante : derrière l'emploi du mot, quelle(s) réalité(s), quel(s) usage(s), quel(s) sens ? Des choses aux signes, selon la distinction déjà posée par saint Augustin, des mots aux choses, la distance fournit la mesure irrémédiablement relative de tout énoncé et de tout savoir. Une telle question, au centre des réflexions d'Abélard au XIIe siècle, subsiste de Guillaume d'Occam à Michel Foucault. Elle est au coeur de la démarche historique, par nature philologique : la critique des témoignages passe obligatoirement par celle des éléments de leur formulation.
Dans les sociétés dominées par l'oralité, l'importance de la parole ne cède que devant une fascination d'autant plus grande pour l'écrit. Cette relativité des mots ne remet donc pas en cause leur validité, base nécessaire de tout échange, de toute action, de tout savoir, du savoir tout court dans des civilisations dont la religion est celle du Livre (Bible, Coran). Depuis l'Antiquité, les encyclopédistes n'ont cessé d'en témoigner, d'Abécédaires en Étymologies. Simultanément à la quête des mots, à leur repérage chronologique, à leur dénombrement, à la recherche de leurs origines et de leurs évolutions, l'historien est conduit à exprimer sa propre intelligibilité des phénomènes observés. Il participe à l'édification seconde, où l'anachronisme menace à chaque pas, d'un vocabulaire spécifique, technique, conceptuel, typologique et historiographique, celui de son temps et de sa discipline en permanente construction. L'apprentissage du métier, comme toute approche intellectuelle, passe donc obligatoirement par la maîtrise la plus complète et précise d'une terminologie nécessaire au repérage des réalités sous-jacentes sans laquelle aucune traduction ou intelligence des faits ne seraient envisageables sérieusement.
S'agissant du Moyen Âge, la tâche apparaît aussi ardue que passionnante. Multiples, les sociétés d'échelle variable qui se sont tour à tour côtoyées, affrontées ou ignorées durant plus de mille ans, forment autant de sphères culturelles particulières mais jamais étanches. Leurs transformations sur un temps aussi long, les héritages dont elles sont tributaires, ont conduit à une perpétuelle évolution lexicale, à des emprunts et des remaniements incessants, à des glissements de sens sur le rivage desquels viennent s'échouer aujourd'hui tant de questions : un « chevalier », de surcroît le plus fréquemment désigné par les textes latins de miles, c'est-à-dire de « combattant » sans autre précision, ne représente-t-il pas plus qu'un homme à cheval, et depuis quand ? Derrière le servus des textes latins s'agit-il de reconnaître l'esclave ou le serf ? L'adaptation constante à des situations sans cesse renouvelées a donné naissance à une polysémie d'autant plus trompeuse que nos catégories mentales peinent à franchir la distance entre ces univers et notre temps : le terme de « contagion », par exemple, volontiers employé dans les écrits médicaux pour décrire la progression des maladies dans l'organisme, ne doit-il pas être considéré différemment avant les découvertes, et les révolutions mentales qu'elles supposent, de Jenner et de Pasteur ? Paradoxalement réductrice, la tentation de généraliser ou de transposer sans précautions, fussent-elles les plus infimes, ne peut que précipiter vers une image caricaturale, erronée : au Moyen Âge, par exemple comme l'a montré Gilbert Dahan, la notion d'étymologie participe d'une quête de la réalité essentielle au mot qui la dit, loin de se limiter à la seule recherche d'origine. L'emploi d'une langue véhiculaire et de ses référents « classiques » le latin, le grec ou l'arabe, pour ne retenir que les principales s'est trouvé sans cesse infléchi et enrichi par le contact permanent avec les nombreux langages vernaculaires de souches distinctes (celtiques, germaniques, scandinaves, slaves, perses, berbères, turques entre autres). Ce brassage a suscité l'émergence parallèle de langues nouvelles pas même fixées et déjà soumises à la déformation des usages dont les nôtres sont, à leur tour, directement issus : avertira-t-on jamais assez de l'illusion de croire un texte écrit en ancien français plus abordable sans un minimum de préparation donc de culture et de technicité qu'un texte latin ? Aussi, à moins de repères progressivement assimilés quitte à être ultérieurement critiqués, l'engouement initial ou la curiosité légitime risquent-ils vite de céder la place au découragement et à la frustration. La dispersion de l'information à travers les manuels de base, les instruments de documentation, les ouvrages spécialisés, les articles savants, ou à l'inverse, l'insatisfaction ressentie face à quelque lexique trop sommaire pour ne pas être dépassé par une demande plus exigeante, nous ont donc conduit à tenter de faire oeuvre utile en proposant ce Vocabulaire historique riche de plus de 5 000 définitions et touchant aux activités humaines foisonnantes qui se sont déployées du nord de la mer Baltique aux confins sahariens. Un projet ambitieux, mais tempéré par le souci d'être accessible au plus grand nombre. L'un des ses risques est donc aussi celui des choix.
Les termes retenus appartiennent aux trois grandes aires de civilisation issues du démembrement de l'Empire romain (Occident, Byzance, Islam) et à leurs « marges », sans oublier le semis des communautés judaïques qui s'y rattachent. Ils empruntent aux différentes langues notamment européennes ou à leur traduction française dès lors que leur sens ne nous apparaissait pas aller de soi par sa pérennité dans notre langage actuel ou relever de la seule traduction fournie par les dictionnaires courants de langue ancienne ou moderne. Destiné à un public large d'étudiants, d'amateurs cultivés, et peut-être encore susceptible de rendre quelque service aux chercheurs, cet outil d'initiation fournit de surcroît un certain nombre de repères notionnels (monnaie de compte, par ex.), dynastiques (Mérovingiens ou Almohades), techniques (en art par ex.) ou terminologiques (incastellamento, synallagmatique, roman, féodalité, millénarisme, etc.) fixés par l'emploi des historiens. Certains articles esquissent également des traits plus synthétiques sur quelques questions que le seul sens du mot éclairerait insuffisamment (averroïsme, donjon, épée, juif, esclave, castration...). Dans la mesure où l'origine du mot et des expressions donnait matière à comprendre la formation du (ou des) sens, en restituait toute l'épaisseur historique et parfois la saveur, il nous a semblé indispensable de faire précéder chaque définition de l'étymologie explicite (parfois supposée) ou de l'accompagner de ses synonymes ou équivalents (en particulier latins ou en ancien français) offrant ainsi un accès plus direct au vocabulaire original des textes. De même, s'est-on efforcé de renvoyer systématiquement aux notions complémentaires (en gras) ou aux synonymes en d'autres langues, lorsque celles-ci ne se trouvaient pas mentionnées dans le corps même du développement dont chaque élément trouve à sa place sa propre définition, inutile à répéter : ainsi, la confrontation de certaines structures, d'une rive à l'autre de la Méditerranée par exemple, ne semble pas dénuée d'intérêt. Sur un plan plus pratique, l'invitation à feuilleter nous semble donner matière à. rebondissements. Le genre mentionné est celui de l'usage français qui ignore le neutre usité en latin, grec, allemand ou encore anglais et qui dicte, au moins pour ces trois premières langues, la terminaison plurielle : le genre ou les pluriels originels (pour l'hébreu notamment, et l'arabe qui ne marque pas la détermination féminin/ masculin), dont la forme a de fortes chances d'être rencontrée, ont donc parfois été cités.
Cet outil de travail et de découverte ne saurait évidemment se substituer aux meilleurs ouvrages des spécialistes de tel secteur géographique, linguistique, chronologique ou méthodologique, ni rendre compte de la globalité illusoire des « Moyens Âges » sur une aussi vaste étendue ou de la diversité des voies d'investigation convoquées (diplomatique, archéologie, héraldique, codicologie, iconographie etc.) autrement que par l'essentiel (?), fatalement sommaire. Il n'est en rien exhaustif ni a fortiori lexicographique ; trop peu détaillé nous semble par exemple le domaine fort complexe des mesures dont la reconnaissance et le maniement des plus divers reste à nos yeux un point encore mal éclairé par les travaux dont nous sommes tributaires : quelques indications bibliographiques d'ensemble en fin de volume aideront à une approche amplement complémentaire. S'il reflète encore majoritairement les données classiques pour ne pas dire académiques de l'histoire institutionnelle, économique, sociale ou religieuse, privilégiant aussi - compte tenu de ses destinataires l'aire française, le souci de ne tourner le dos à aucun domaine (littérature, science, liturgie, techniques, arts, alimentation, armement, etc.) ouvre toutefois à l'extraordinaire diversité des sociétés médiévales.
Au terme de l'aventure que constitue tout essai de ce genre, qu'il me soit permis ici de souligner les conditions initiales de son élaboration : le défi et l'enthousiasme d'un petit groupe d'étudiant(e)s rencontré(e)s semaine après semaine, reconnaissant le terrain à couvrir, traquant les références, esquissant une première trame, osant commenter les autorités, depuis les oeuvres déjà lointaines d'Achille Luchaire, celles plus proches d'Yves Renouard ou de Marc Bloch bien sûr, jusqu'aux travaux actuels, ceux des maîtres pour lesquels nous nourrissons une commune admiration. Comprenant aussi vite la nécessité de se situer que de transmettre et partager : aux côtés de Thierry Berthou, Marianne Faure, Bénédicte Anfray, Cyril Couybes, Lionel Prosperi et Alexis Rocher. Des remerciements doivent être adressés à l'Université de Paris XII, à Quitterie Cazes, Ghislain Brunel, André Geoffroy, Philippe Gourdin, Youssef Houari, Philippe Jansen, Sandrine Lerou, Thomas Lienhard, Claire Mabire-La-Caille, Marie-Adélaïde Nielen, Jean Richard, Stéphanie Rysman et Constantin Zuckerman pour leurs conseils et précieuses suggestions, à Nathalie Gorochov pour son soutien ainsi qu'à Michèle et Pierre Borella pour l'accueil réservé il y a plus de dix ans à ce qui fut le prototype de cet ouvrage et aujourd'hui pour sa quatrième édition largement amplifiée. Puisse Titivillus ne pas trop remplir sa besace...
ABAC ou ABAQUE. (n. m., lat. abacus ; du grec abax, tablette). 1. Architecture : tablette supérieure du chapiteau qui supporte l'architrave. Voir ENTABLEMENT. 2. Mathématiques : d'abord boulier puis table à calcul sur laquelle, en l'absence de zéro, les chiffres prennent une valeur en fonction de la position variable des jetons (apices) suivant la colonne où on les place (unité, dizaine ou douzaine, etc.). L'abaque est d'origine babylonienne et date d'environ 3000 av. J.-C. ; utilisé au Moyen Âge par les écoliers comme par les marchands. Il suscite de savants traités de calcul - celui de Leonardo Fibonacci, originaire de Pise et appelé à la cour de Sicile par Frédéric II : le Liber abaci (1202-1228), inspiré d'Euclide - et des adaptations latines de l'ouvre d'al-Khwârismî (IXe s.). Voir AL-JABR, AL-MUQÂBÂLA, ZÂ'IRAJA.
ABADENGO. (n. m., esp.). Domaine, seigneurie d'église ou d'abbaye. Voir REALENGO.
ABADITES. Voir IBADITES.
ABBADIDES. Dynastie d'origine arabe qui régna au XIe s. sur une grande partie de l'Espagne musulmane. En 1023 le prince Abu Kasim Muh, cadi de Séville, se proclama hadjib. Son fils, Abu Amr Abbad lui succéda en 1042. Il fut l'homme le plus remarquable de la dynastie. Sous son règne, conquête de plusieurs principautés. À sa mort en 1070, son fils Muhammad Abbad, dit al-Mm'ta-mid Billah (« celui qui s'appuie sur Dieu »), continue la politique de conquêtes de son père mais fut victime du déclin de l'Espagne musulmane. En 1085 Alphonse VI, roi de Castille, conquiert la principauté de Tolède.
ABBASSIDES. Deuxième grande dynastie de califes arabes, après celle des Omeyyades de Damas, qui régna à Bagdad de 749 à 1258 et dont le nom provient d'al-Abbas, l'oncle du prophète ; trois grands califes en font la renommée, al-Mansur (764-775) le fondateur de Bagdad, Harûn ar-Rashid (786-806) le calife des Mille et une nuits qui envoya un éléphant à Charlemagne et al-Mamun qui fonda la Maison de la Science (Dar al-Hikma). La prise de Bagdad par les Mongols en 1258 met fin à cette dynastie.
ABBATIALE. (n. f., du lat. abbatia).Église principale ou unique d'une abbaye.
ABBATIAT. (n. m.). Charge d'abbé ou d'abbesse. Il est dit multiple lorsqu'un même abbé cumule sa fonction dans plusieurs établissements de même rang.
ABBAYE. (n. f., lat. abbatia). Monastère, établissement ecclésiastique d'hommes ou de femmes suivant une règle de type cénobitique. C'est le lieu de vie d'une communauté, qui, sous la direction d'un abbé, vit claustrée et se consacre au service divin, à la prière, à la méditation, au travail intellectuel et manuel. Voir KOÏNOBION, LAURE, MONACHISME, MONASTÈRE, OBÉDIENCE.
[...]
GARDINGOS ou GARDINGI. (n. m., esp. et lat.). Chez les Wisigoths, groupe de guerriers domestiques, sorte de vassaux, protégés par le chef ou le roi. En Espagne chrétienne, gardes jurés et personnels du roi.
GARENNE. (n. f.). Espace réservé pour la chasse seigneuriale, encore appelé deffens.
GARGOUILLE. (n. f., « gorge en forme de gueule »). Conduit en pierre au débouché d'une gouttière, déversant l'eau pluviale à distance du mur gouttereau. Souvent ornée de figures allégoriques, morales ou monstrueuses, fleurit sur les édifices de style flamboyant.
GÄRTNER. (n. m., all., « jardinier »). En Allemagne, paysan tombé dans une situation économique et sociale précaire.
GASAILLE. (n. f., oc. gasallia). 1. À partir du XIIIe s. dans les régions méridionales, forme d'association de capitaux pour aider au financement de l'achat d'un troupeau d'ovins. 2. Également contrat passé entre un éleveur qui, après avoir vendu ses bêtes à un bourgeois, les lui reloue (forme de prêt). Les profits de cette exploitation sont alors partagés entre l'éleveur et le propriétaire selon des formes diverses.Voir NOURKIAGE.
GASINDUS. (n. m., lat. méd., du germ. gisind, compagnon). 1. Guerrier domestique, à l'époque « barbare ». 2. En Lombardie, serviteur d'origine servile. Voir GESITH.
GASMOULE. (n. m., gr.). Dans l'empire byzantin, surtout dans les villes, enfant né d'une mère grecque et d'un père étranger.
GASTADO. (n. m., ital., voir GASTALD). Recteur élu d'une confrérie ou d'un art à Venise.
[...]
ZODIAQUE. (n. m., du gr.). Ensemble des douze constellations de la voûte céleste tour à tour visibles en un cycle d'un an. Figuré par des signes inspirés par la disposition de ces étoiles et symbolisé par des êtres vivants (Verseau, Poissons, Bélier, etc.). Image du macrocosme en harmonie avec les parties du corps de « l'homme-microcosme » (ou « homme-zodiaque » dans la dénomination iconographique), l'ensemble est aussi associé à l'explication allégorique des jours de la Genèse et à la représentation des travaux des mois : il caractérise autant les limites de l'univers que le déroulement cyclique du temps. Voir CALENDRIER.
ZOODOIXON PICHI. (n. f., gr., fontaine de vie). Voir THÉOTOKOS.
ZOÏLE. (n. m. et adj.). Du n. du grammairien grec critique d'Homère et de Platon au IVe s. av. J.-C., personnifie pour les lettrés latins du Moyen Âge le type même de l'envieux, persifleur partial de l'ouvre des autres.
ZUCCONE. (adj. et n. m., ital. pop., chauve). Surnom de l'un des dix personnages sculptés au campanile du Duomo de Florence par Donatello : chauve et paré d'une toge à l'Antique.
ZUDA. (n. f., de l'arabe sudda). Citadelle urbaine en al-Andalus.
ZUL. (n. m., arabe). Injustice, spoliation, notamment de la part d'un souverain, vol.
ZUNNÂR. (n. m., arabe). Ceinture de couleur en principe portée obligatoirement par les dhimmis, permettant de les distinguer de la population musulmane. Dans la pratique, cette mesure ne fut pas constamment ni uniformément imposée.
ZUPAN. (n. m., serbe). Chef en Serbie, celui qui commande un pays (zupa).
ZYGOSTATÈS. (n. m., gr., de zyga, la balance). Contrôleur des poids et mesures dans l'empire byzantin.