Jean-Louis CLEMENT,  Les assises intellectuelles de la République. Philosophies de l'Etat 1870-1914

format 15,x24 cm, 188 pages, ISBN 2-910828-36-0, 27 euros
© Boutique de l'Histoire éditions, 2006

Introduction

Tables des matières

Index

 

 « La République, c'est la forme qui emporte le fonds. » Cette phrase lapidaire, Léon Gambetta, chef de file des Républicains pendant la période de la République d'Ordre moral, n'a pas cessé de la marteler devant ses auditoires. Est-ce là une formule creuse et bien balancée d'un orateur talentueux ou est-on en présence d'un authentique programme politique ? Si tel est le cas, quel est la teneur, la finalité et le principe de ce programme ?
En se fondant sur les écrits et les discours des principaux hommes politiques de ce temps, en faisant la synthèse des études les plus récentes sur les questions politiques, l'auteur essaie de prendre la mesure du changement de l'État sous le régime républicain de 1880 à 1914. Il évite les lourdeurs inhérentes à la nature même de son sujet par des références à la littérature de la fin du XIXème siècle - d'Aristide Bruant à Villiers de l'Isle-Adam. Ces romans, nouvelles et poèmes sont riches d'allusions politiques plus ou moins corrosives et ils sont les témoins agréables de questionnements politiques bien réels.

Jean-Louis CLÉMENT, né en 1955, est agrégé d'histoire et docteur (H.D.R.) de cette discipline. Il enseigne depuis 1992 à l'Institut d'Études Politiques de l'Université Robert-Schuman de Strasbourg.

 

Introduction

 

En maçonnerie, l'assise d'une muraille est formée d'une rangée de pierres taillées et agencées sur lesquelles repose l'édifice. En quittant cette acception concrète pour glisser vers une compréhension plus spéculative, il est possible d'avancer que les assises de la République sont constituées des principes métaphysiques et philosophiques qui président aux destinées de la nation française depuis cent vingt-cinq ans. L'État français de Vichy, en dépit d'une légende tenace, participe du même esprit. Partant de l'idée que la République, forme institutionnelle de l'État, obéit au principe mis en lumière par Aristote au IVème siècle avant Jésus-Christ selon lequel « la vertu est la fin véritable de l'État », il est apparu essentiel d'analyser la nature et la qualité de la vertu de l'État républicain.

Au cours de la période qui conduisit les Républicains à la maîtrise totale des institutions et organes de l'État, Léon Gambetta fut à la fois précis et flou sur la finalité de la République. Devant le peuple, soit à La-Ferté-sous-Jouarre le 14 juillet 1872, soit dans la salle du Château-d'Eau de Paris le 20 octobre 1878, il martelait cette phrase lapidaire : « La République, c'est la forme qui emporte le fonds ». L'avocat cadurcien était un orateur capable de se laisser porter par le rythme de sa propre éloquence. La répétition de la formule à des années de distance permet d'écarter cette interprétation. Le 16 mai 1873, à Nantes, le chef du parti républicain proclamait avec sa verve de tribun :
« Aujourd'hui que nous sommes en possession de la forme républicaine qui n'est pas une solution, mais un moyen, c'est avec cet outil, avec cet instrument supérieur à tous ceux qui ont été employés jusqu'à présent que nous devons chercher à réaliser enfin les progrès qui jusqu'alors n'ont été dans la pensée du pays qu'à l'état de rêves irréalisables ; [.] et, premièrement, cette grande et juste idée de l'égalité civile et politique. »

Dans une lettre envoyée à Juliette Adam le 5 octobre 1875, le chef des Républicains laissait entendre là encore que la forme constitutionnelle n'était pas le but ultime :

« Je vous l'ai dit bien souvent, depuis la constitution, j'estime la République fondée à l'intérieur, sauvée des attentats et des coups de main des réacteurs ; pour moi l'heure des périls tragiques est passée, le temps des difficultés, des expériences laborieuses, est ouvert mais j'y entre sans inquiétude [.] »

Que sont précisément « ces expériences laborieuses » ? Dans quelles mesures ne visent-elles pas à emporter le fonds ?

Ce thème appartient viscéralement à l'idée républicaine des années 1870-1880. Un ami de Gambetta, Jules Barni (1818-1878), était philosophe. Formé à l'école de Victor Cousin (1792-1867), il avait pris ses distances par rapport au maître et avait introduit, parmi les premiers, l'ouvre d'Emmanuel Kant en France. Il avait publié en 1872 un Manuel Républicain. Dans l'avant-propos, il écrivait que « la République est "une forme" et que cette forme ne serait pas durable "si l'esprit ne la vivifiait pas" ».

Il faut exclure aussi l'idée que ces propos sont liés à la crainte d'une restauration monarchique très probable après les élections de février 1871, fort improbable après 1875. Sous le Second Empire, Henri Allain-Targé, un ami intime de Léon Gambetta, écrivait à son père, un fervent orléaniste, la profession de foi suivante :

« Aucune monarchie ne peut contenter la Démocratie et la Révolution. Cela ne s'est jamais vu et ne se verra jamais. La République n'est pas une vaine forme, elle est la condition nécessaire de la liberté démocratique : le gouvernement de la logique peut seul satisfaire les masses raisonnantes. »

En 1869, Léon Gambetta écrivait à Adolphe Braleret, un marchand de vin de Belleville qui animait son comité électoral républicain, cette remarque :

« Je crois en effet que les temps vont devenir rudes pour ceux qui comme nous ne peuvent s'accommoder d'un empire libéral ou autre. Il nous faut la réalisation complète et pure de la République. Je crois pouvoir établir que c'est à la fois le meilleur, le plus utile, le plus économique, le plus libre et le plus durable des gouvernements. »

Le vocabulaire vaguement spiritualiste qui peut orner les textes de certains comme Jules Barni ne doit leurrer en aucune façon. Il n'était pas dans les intentions des Républicains de fonder le nouveau régime sur la pensée éclectique de Victor Cousin qui était la philosophie libérale officielle depuis la Monarchie de Juillet. Ce penseur aurait tenu les propos suivants, devant Charles de Rémusat, aux lendemains de la Révolution de Février 1848 : « Courons nous jeter aux pieds des évêques, eux seuls peuvent nous sauver ». Unissant les actes aux paroles, il avait successivement rallié le Parti de l'Ordre, le Prince-Président puis l'Empire. En conséquence, il est patent que l'esprit qui devait animer la République ne pouvait pas être le spiritualisme du régime antérieur. Toutefois il est aussi évident que les démocrates se gardaient bien de préciser la nature de cet esprit républicain qu'ils invoquaient dans leurs discours publics. Avancer par exemple que, pour Gambetta, la promotion des « couches nouvelles » constitue ce fonds de la forme républicaine de l'État, revient à faire une réponse incomplète. Rien n'est dit sur la composition de ces nouvelles classes et encore moins sur sa vision du monde.

Le flou sur les fondements réels de la philosophie républicaine est lié à la fermentation intellectuelle intense des milieux progressistes de ces années-là. Eugène Sémerie (1832-1884), disciple et exécuteur testamentaire d'Auguste Comte, fonda la revue La Politique Positive. Revue Occidentale pour infléchir le cours de l'Histoire. Charles Renouvier (1815-1903) créa La Critique philosophique, politique, scientifique, littéraire pour essayer de donner une orientation néokantienne au régime en gestation. Ernest Renan (1823-1892) publia en 1871 La Réforme intellectuelle et morale. La sociologie s'érigeait en science et les théories de son maître anglais, Herbert Spencer (1820-1903), furent portées en traduction à la connaissance du public cultivé français. Il obtint le statut de nouveau prophète à telle enseigne que l'écrivain Paul Bourget (1852-1935) qualifia Adrien Sixte, le personnage central de son roman Le Disciple, de Spencer français.

Le débat de ces années de gestation de la République porte sur le fondement et la finalité de l'État et de la Loi. Les Républicains voulurent établir la République sur des étais qui ne devaient rien au passé. Le thème de la révision constitutionnelle fut au cour de la vie politique de 1880 à 1889. Dans le même temps, les maîtres de l'État cherchèrent à créer la société républicaine. Ils voulurent « organiser la démocratie » pour reprendre la formule caractéristique de la vie politique française dans les premières années du XXème siècle. Nous distinguerons dans les pages qui suivent les deux facettes d'un même mouvement pour des raisons de clarté d'exposition.

En conséquence, l'objet de ce livre ne consiste pas à faire le récit des événements qui ont fait la trame et l'aigre saveur des années 1880-1914 mais à cerner les ressorts intellectuels profonds, les prismes idéologiques qui on conduit à façonner la République et le civis republicanus.

 

 

Table des matières

 Introduction.

Chapitre 1 : Une philosophie républicaine ?

Des chefs républicains positivistes ?

Jules Ferry (1832-1893)

Georges Clemenceau (1841-1929)

Léon Gambetta (1838-1882)

Henri Allain-Targé (1832-1902)

Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1904)

La religion de la science

Positivisme opportuniste et positivisme radical

Le positivisme républicain

à la critique des spiritualistes et des vitalistes

La Religion de la Science présentée au peuple

Science et Foi : Pierre Duhem (1861-1916)

et Ferdinand Brunetière (1849-1906)

Le conformisme positiviste

Positivisme et forme constitutionnelle de l'État

Auguste Comte (1798-1857)

Le positivisme comtien

Esprit républicain et positivisme

La droite révolutionnaire

Émile Littré (1801-1881)

Un néokantisme républicain ?

Des indices néokantiens

De la connaissance de Kant en France

Charles Renouvier (1815-1903)

La pensée criticiste

Chapitre 2 : Une constitution républicaine

Du suffrage universel en général...

Le symbole de l'opposition républicaine

La méfiance positiviste à l'égard du suffrage universel

Froideur criticiste à l'égard du suffrage universel

Le suffrage universel selon Émile Littré

... et du mode de scrutin en particulier

Le noud du problème

La pensée de Gambetta

La démocratie directe selon Clemenceau

L'attentisme opportuniste sur le mode de scrutin

La critique néokantienne du mode de scrutin

Les variations de la loi électorale de 1881 à 1885

La révision constitutionnelle du 14 août 1884

Étouffer la démocratie directe

L'Assomption de la République

La fondation constitutionnelle de la laïcité de l'État

Chapitre 3 : Une sociologie républicaine

A l'aube de l'âge des foules

La naissance de la France urbaine

L'Oil des Barbares

Méditations sur la foule

La psychologie des foules et sa vulgarisation

Gustave Le Bon (1841-1931)

La destinée d'une ouvre

Des définitions diverses de la Société

Le noud de la question

Une sociologie libérale

La sociologie positiviste

Sociologie et politique : l'Affaire Boulanger

Pouvoir personnel ou pouvoir impersonnel ?

Les choix des Républicains opportunistes

Les divers partisans du pouvoir personnel

Le boulangisme, un mode de gouvernement des masses

Le boulangisme, un projet de démocratie rationalisée ?

Chapitre 4 : Le Droit nouveau

La réorganisation de la Justice

Une interprétation tradi­tionnelle lénifiante

La cause immédiate de l'épuration

La fin de la conception spiritualiste du Droit

Le Droit républicain

L'idée de Droit est-elle positiviste ?

La réforme de l'enseignement du Droit

Léon Duguit (1859-1928)

La philosophie du Droit de Léon Duguit

L'État selon Duguit

Le Parlementarisme selon Léon Duguit

Droit objectif et droit subjectif dans l'Affaire Dreyfus

La trame de l'Affaire

Une sentence conforme à la philosophie républicaine du Droit

L'idée de Droit des Dreyfusards

Une résurgence d'un certain droit « naturel » dans le Droit républicain ?

Chapitre 5 : La République en débat 1888-1914

La politique économique et sociale des Opportunistes

Principes républicains et réalité sociologique républicaine

La politique agricole des Opportunistes

La politique ouvrière des Opportunistes

La politique économique des Opportunistes

La critique libérale de la République

Les lieux de l'opposition libérale

Cohérence de la critique libérale de la République

L'État moderne et ses fonctions

L'action sociale des Libéraux

Sur la frange du libéralisme : l'Union pour l'action morale

Le renouvellement de la pensée libérale

Les critiques proudhoniennes de la République

L'évolution générale du socialisme français

Un petit bourgeois terne

Un rénovateur du proudhonisme

« Les Réflexions sur la violence » (1908)

Comment agir ?

Georges Valois (1878-1945)

La nouvelle école du Droit

Maurice Hauriou (1856-1929)

La théorie juridique de Maurice Hauriou

Chapitre 6 : L'unanimité républicaine

Les symboles légaux de l'unanimité républicaine

L'hymne national

Le drapeau tricolore

La fête nationale

Le symbole officieux de l'unanimité

La genèse de « Marianne »

Comment représenter « Marianne » ?

La géographie de « Marianne » ?

Un culte de « Marianne »

Créer l'unanimité : l'école primaire

Où se situe le débat ?

Quelle pédagogie pour ce projet ?

Le contenu de l'enseignement : la leçon de choses

Le contenu de l'enseignement : l'histoire

La République dans les « petites patries »

Créer l'unanimité : l'enseignement secondaire et universitaire

Les conditions particulières de l'enseignement secondaire et supérieur

La politique opportuniste dans les lycées et les universités

Conclusion

Bibliographie

Index nominum

 

Index

Ackermann (abbé), 124
Adam (Juliette), 7, 18, 45, 53, 122, 152
Agulhon (Maurice), 62, 143, 145, 146, 147, 148
Allain-Targé (Henri), 8, 11, 19, 20, 21, 24, 25, 39
Andrieu (Mlle), 136
Aristote, 7
Aucoc (Léon), 117, 119
Aulard (Alphonse), 158
Balzac (Honoré de), 82
Bara (Joseph), 158
Barberet (Joseph), 113
Barni (Jules), 8, 33
Barral (Pierre), 7, 11, 13, 17, 19, 27, 32, 39, 45, 46, 51, 57, 85, 110, 111, 112
Barre (Jean-Jacques), 146
Barrès (Maurice), 23, 24, 30, 47, 63, 67, 68, 76, 78, 79, 80, 82, 83, 109, 113, 115, 116, 144, 157, 164, 165, 168, 178
Bartholdi (Auguste), 145
Barthou (Louis), 125
Basly (député socialiste), 77
Bastian (Mme), 96
Batbie (Anselme-Polycarpe), 109
Benoist (Charles), 118, 126
Bérenger (étudiant), 165
Bergson (Henri), 71, 162, 164
Bernard (Claude), 17, 22, 25, 41, 58, 167, 177
Bert (Paul), 146, 157
Bertauld (Alfred), 92
Berthelot (Marcelin), 25, 26, 158
Beudant (Charles), 90, 94, 103
Blais (Marie-Claude), 8, 12, 25, 33, 34, 42, 46, 50, 71, 73, 99, 100, 102, 103, 119, 128, 151, 164
Blanqui (Adolphe), 17, 57
Bonald (Louis de), 156
Bonaparte (Jérôme-Napoléon), 52
Bonnier (Charles), 24, 174
Bouglé (Célestin), 133, 134
Boulanger (général Georges), 55, 73, 76, 77, 78, 79, 80, 115, 127, 144, 168
Bourgeois (Léon), 97, 98, 99, 101
Bourget (Paul), 9, 23, 35, 41, 60, 82, 133, 138
Boutmy (Émile), 162
Boutroux (Émile), 164
Braleret (Alphonse), 8
Branly (Édouard), 65
Broglie (duc de), 84
Brossolette (Louis), 158
Bruant (Aristide), 59
Brunetière (Ferdinand), 25, 26, 99, 176
Brunschwig (Léon), 164
Buisson (Ferdinand), 17, 101, 150, 174, 176
Burdeau (Auguste), 164, 165
Buridan (Jean), 26
Burle (E.), 155
Cadoux (Edme), 146
Caillaux (Joseph), 118
Campanella (Tomaso), 104
Carnot (Sadi), 62, 75, 146
Casimir-Perier (Jacques), 125
Catherine II, 43
César (Jules), 79, 155, 168
Chambord (Henry comte de), 126, 142
Champion de Cicé, 156
Charles V, 143
Charles-Roux (Jules), 123
Chastenet (Jacques), 45, 46, 52
Chevalier (Michel), 28, 57, 117, 118
Cheysson (Émile), 123
Claudel (Paul), 124, 162, 164
Clemenceau (Georges), 15, 16, 22, 31, 32, 46, 47, 48, 50, 51, 52, 64, 147, 156, 168, 176, 179
Clovis, 154
Comte (Auguste), 9, 12, 14, 15, 16, 17, 20, 21, 22, 27, 28, 29, 30, 31, 33, 34, 39, 40, 41, 42, 43, 47, 58, 66, 71, 72, 73, 74, 81, 82, 86, 87, 89, 94, 98, 104, 105, 119, 139, 157, 165, 167, 172, 177, 179
Comte (Mme Auguste), 15
Condorcet, 28, 124, 150, 164
Courcelle-Seneuil (Jean-Gustave), 119, 120
Cousin (Victor), 8, 9, 21, 24, 33, 87, 162
Croze (Firmin de), 142
Cumont (Arthur vicomte de), 161
Curie (Pierre), 65
Danton (Georges), 143, 158
Darlu (Alphonse), 164
Darwin  (Charles), 153
Daudet (Léon), 164
Daumier (Honoré), 78
Dauriac (Lionel), 34, 164
David (Marie), 130
Debidour (Antonin), 158
Delacroix (Eugène), 145
Delannoy (Mgr), 110
Delavigne (Casimir), 141
Deluns-Montaud (Pierre), 33
Demolins (Edmond), 127, 163, 164
Deroisin (Philémon), 13, 15
Déroulède (Paul), 75, 142
Deschanel (Paul), 107, 125, 126
Desjardins (Paul), 124, 162, 175
Desmoulins (Camille), 158
Destutt de Tracy, 156
Dillon (Arthur), 78
Dimier (Louis), 134
Doumer (Paul), 146
Dreyfus (Alfred), 67, 84, 91, 92, 95, 96, 97, 99, 100, 101, 102, 103, 104, 107, 124, 127, 131, 144, 169, 175
Drumont (Édouard), 61, 96
Duguit (Léon), 84, 90, 91, 92, 93, 94, 95, 97, 103, 104, 108, 135, 136, 137, 138, 175, 178
Duhem (Pierre), 25, 26, 27, 136, 153, 174, 177
Dumesnil (Georges), 136, 149, 150
Duperré (amiral), 141
Dupeux (Georges), 84
Dupuis (François-Charles), 28
Durkheim (Émile), 71, 72, 103, 136, 150, 164, 176
Duruy (George), 156
Duruy (Victor), 109
Duzert (V.), 159
Einstein (Albert), 65
Encontre (Daniel), 28
Éporédorix, 155
Espinas (Alfred), 152
Falloux (Frédéric comte de), 161
Favre (Jules), 24
Ferry (Abel), 160
Ferry (Albert), 57
Ferry (Jules), 13, 14, 15, 16, 25, 27, 34, 38, 39, 44, 48, 49, 50, 52, 53, 54, 55, 57, 74, 76, 85, 115, 156, 158, 160, 163, 165, 166, 168, 172, 177
Flaubert (Gustave), 62, 63
Fonsegrive (George), 82
Fontaine (Arthur), 115, 124
Fontaine (Lucien), 124
Foucault (Charles de), 162
Fouillée (Alfred), 94, 121, 163, 166
Fourier (Charles), 31
France (Anatole), 4, 6, 8, 9, 20, 23, 24, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 33, 37, 38, 41, 46, 47, 50, 51, 52, 53, 54, 58, 59, 60, 62, 64, 67, 69, 75, 76, 77, 79, 83, 87, 88, 91, 92, 95, 99, 101, 102, 104, 107, 110, 112, 113, 116, 117, 118, 125, 126, 127, 134, 135, 139, 140, 141, 142, 144, 145, 146, 150, 151, 154, 155, 156, 157, 158, 161, 162, 163, 166, 167, 171, 173, 175, 176, 177, 178, 179
Franck (Adolphe), 21, 70, 87, 88, 103, 104, 121, 172
Franquet (Charles Amable comte de Franqueville),, 86, 87, 172
Freycinet (Charles de), 46, 77
Fustel de Coulanges (Numa-Denis), 153
Gaignères (abbé), 159
Gaillard-Lavaldène (Léopold de), 86
Galilée (Galiléo), 26
Gambetta (Léon), 7, 8, 9, 13, 16, 17, 18, 19, 24, 32, 33, 37, 38, 44, 45, 46, 50, 51, 52, 53, 60, 84, 102, 109, 111, 113, 114, 143, 172, 175
Garnier (abbé), 43, 62, 86, 95, 173, 174
Gilson (Étienne), 164, 165
Goué (Gaston), 141
Gouhier (Henri), 27, 28, 145, 156, 157
Gresley (général), 140
Grévy (Jules), 44, 51, 56, 75, 80
Guépin (docteur), 54
Guesde (Jules), 127
Guibert (Joseph cardinal), 4, 144
Guizot (François), 18, 92
Guyot (Yves), 102
Halévy (Daniel), 8, 134, 172
Halévy (Élie), 133, 134, 164, 172
Hanoteaux (Gabriel), 96
Haraucourt (Edmond), 167
Harmel (Maurice), 134
Hauriou (Maurice), 91, 108, 135, 136, 137, 138, 179
Henry (Émile), 62
Holbach (baron d'), 28
Huc (Arthur), 27
Hugo (Victor), 143, 158
Huysmans (Joris-Karl), 124
James (William), 41
Jammes (abbé), 159
Janet (Paul), 14, 119
Jaurès (Jean), 127, 128, 136, 141
Jonnart (Charles), 125
Jullian (Camille), 155
Kant (Emmanuel), 8, 11, 33, 35, 42, 124, 136
Kestner (Charles), 15
Laberthonnière (abbé Lucien), 124
Laboulaye (Édouard), 146
Lagneau (Jules), 124
Lakanal (Joseph), 150
Lamartine (Alphonse de), 142, 158
Lanessan (Jean-Louis de), 152
Lavabre (Guillaume), 144
Lavigerie (cardinal), 141
Lavisse (Ernest), 158
Le Bon (Gustave), 64, 65, 66, 67, 68, 78, 138, 178
Le Play (Frédéric), 17, 34, 41, 49, 57, 58, 60, 69, 76, 86, 118, 127, 133, 163, 168, 177
Leclerc (Max), 124
Léon XIII, 26, 83, 86, 137, 141, 173
Leroy-Beaulieu (Paul), 49, 107, 118, 121, 122, 123, 125
Letellier (Léon), 124
Lévy-Bruhl (Lucien), 164
Liard (Louis), 12, 164
Littré (Émile), 11, 13, 14, 17, 20, 30, 31, 32, 42, 43, 44, 48, 51, 54, 56, 57, 85, 89, 90, 112, 114, 156
Longuet (Jean), 127
Louis-Philippe Ier, 142
Lyautey (capitaine Hubert), 124
Machelon (Jean-Pierre), 84, 85
Mac-Mahon (Patrice de), 84
Maistre (Joseph de), 124, 156
Mangini (Félix), 123
Marcel (Étienne), 13, 15, 22, 63, 130, 157, 160, 161, 164, 174, 177
Marchal (docteur), 54
Margerie (capitaine de), 124
Marion (Henri), 150, 176
Martin du Gard (Roger), 25
Marx (Karl), 28, 127, 133
Mathieu (Mgr François-Désiré), 79
Maupassant (Guy de), 63
Maurras (Charles), 132, 134
Mayeur (Jean-Marie), 10, 46, 84
Mazzini (Giuseppe), 153
Méline (Jules), 110, 112, 175
Ménard (Louis), 145
Mercier (général), 96, 97
Meyer (Paul), 102
Michel (Henry), 102
Michel (Louise), 62
Michelet (Jules), 64
Mill (John-Stuart), 16, 42, 104
Millet (Jean-François), 18, 19
Mirabeau, 139, 158
Miré (capitaine de), 124
Mommsen (Theodor), 153
Monod (Gabriel), 124
Montesquieu, 95, 120, 157
Mun (Albert comte de), 114, 178
Napoléon III, 60, 75, 77, 86, 116, 135, 162
Naquet (Alfred), 80, 81, 147
Nolen (Désiré), 34, 164
Ollivier (Émile), 11, 86
Oresme (Nicolas), 26
Ozanam (Frédéric), 21
Pagnol (Marcel), 160
Passy (Frédéric), 120, 121, 123
Pasteur (Louis), 25, 158
Paty de Clam (Lieutenant-colonel du), 96
Pauliat (Louis), 113, 114
Pécaut (Félix), 100, 101, 174
Péguy (Charles), 129, 132, 176
Philippe VI de Valois, 139
Picot (Georges), 117, 123
Pillon (François), 34
Pinot (Robert), 127
Poincaré (Henri), 136
Poincaré (Raymond), 126
Portalis (Édouard), 47
Portalis (Jean-Étienne), 47
Prat (Louis), 164
Proudhon (Pierre-Joseph), 22, 33, 77, 130, 131, 133, 134, 135, 167, 168, 174, 178
Proust (Marcel), 63, 164
Psichari (Ernest), 67, 68, 162, 174
Psichari (Jean), 67, 102
Rambaud (Alfred), 47, 119
Ranc (Arthur), 17, 45, 102
Rauh (Frédéric), 136, 164
Ravachol, 62
Ravaisson-Mollien (Félix), 162
Récamier (Étienne), 152
Récamier (Joseph), 152
Reinach (Joseph), 102, 111, 157, 163, 172
Rémond (René), 84, 178
Rémusat (Charles de), 9
Renan (Ernest), 9, 23, 26, 28, 29, 30, 40, 60, 67, 99, 102, 153, 156
Renouvier (Charles), 8, 9, 33, 34, 41, 42, 49, 71, 73, 100, 102, 119, 164, 175
Ribot (Alexandre), 125
Richard de la Vergne (François cardinal), 21
Rivenc (maire), 148
Robespierre (Maximilien de), 128, 143, 149, 158
Robin (docteur Charles), 15, 16
Rochefort (Henri), 24, 86
Rolland (Romain), 77
Rothschild (Alphonse, Edmond, Gustave de), 123
Rouget de l'Isle (Joseph), 140
Rouher (Eugène), 116
Roulleaux (Marcel), 13
Rousseau (Jean-Jacques), 41, 47, 52, 90, 93, 100, 121, 171
Royer (Clémence), 152
Rude (François), 158
Sacy (Sylvestre de), 63, 118
Saint-Pierre (abbé de), 156
Saint-Simon (Claude-Henri de), 21, 28, 31, 33, 40, 65, 104, 156, 178
Salis (Rodolphe), 167
Savigny (Friedrich-Karl von), 92
Say (Jean-Baptiste), 17, 40, 57, 117, 118, 125
Say (Léon), 17, 40, 57, 117, 118, 125
Scheurer-Kestner (Auguste), 48, 50
Schoppenhauer (Arthur), 24
Sée (Camille), 152
Seignobos (Charles), 84
Sémerie (Eugène), 9
Semeziès (Marcel), 161
Siegfried (Jules), 110, 123, 179
Simon (Jules), 21, 33, 55, 85, 120, 174
Smith (Adam), 122
Sorel (Albert), 129
Sorel (Georges), 60, 61, 128, 129, 130, 131, 132, 133, 134, 174, 177
Spencer (Herbert), 9, 35, 69, 70, 71, 92, 94, 137, 171
Stapfer (Paul), 99
Sternhell (Zeev), 30
Taine (Hippolyte), 23, 64, 66, 79, 144, 157
Tarde (Gabriel de), 69, 70, 71, 72
Tharaud (Jérôme et Jean), 132
Thierry (Augustin), 28
Thiers (Adolphe), 11, 43, 44
Thomas (professeur de philosophie), 149
Tissot (Joseph), 33
Tocqueville (Alexis de), 17, 37, 57, 79
Tortellier (anarchiste), 61
Tourville (abbé Henry de), 127
Trarieux (Ludovic), 102
Turgot, 28, 119, 125, 157
Vaillant (Auguste), 62
Valois (Georges), 60, 132, 134, 135, 138, 139, 177
Vautel (Clément), 149
Vercingétorix, 155, 175
Villèle (comte de), 126
Villermé (docteur), 17
Villiers de l'Isle-Adam (Philippe), 62, 75, 167
Viollet (abbé Jean), 103, 124
Viollet (Paul), 102
Waldeck-Rousseau (Pierre), 21, 22, 61, 88, 107, 108, 109, 110, 112, 113, 114, 115, 167, 179
Watrin (sous-directeur), 77
Wyrouboff (Michel), 27

 

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