Jacques Depauw, Spiritualité et pauvreté à Paris au XVIIe siècleformat 15,5x24 cm, 360 pages, ISBN 2-910828-14-X, 145 francs français, 22 euros© Boutique de l'Histoire éditions 1999 |
En Chrétienté, si la pauvreté est une réalité sociale, elle est aussi affectée d'un sens et a une dimension spirituelle. Le XVIIe siècle est celui de l'apogée de la Réforme catholique, particulièrement à Paris. Mais il a été vu aussi comme celui de l'Enfermement des pauvres... Ce livre cherche à éclairer ce paradoxe. Par un recours aux sources les plus variées, livres de spiritualité, archives hospitalières, pratique religieuse et liturgie, c'est un ensemble de relations qui sont étudiées, entre les formes d'assistance et les composantes de la société parisienne, entre spiritualité active et spiritualité contemplative, entre l'évolution du message chrétien sur la pauvreté et les situations concrètes de pauvreté.
La diversité des approches et les réflexions suscitées par la mise en dialogue des sources de nature différente donnent à ce travail universitaire la vivacité d'un essai.
Cette approche redonne aussi sa place aux événements. Il y a bien eu un dynamisme inventif qui s'est brisé sur la misère de la Fronde et qui engendre l'Hôpital général.
Jacques Depauw, docteur es Lettres, a été maître de conférences en histoire moderne à l'Université de Nantes puis à l'Université Paris XII-Val de Marne. Après des travaux de démographie historique, il s'est intéressé à l'histoire religieuse et plus particulièrement aux relations entre la vie religieuse et la société.
INTRODUCTION
Questions de méthode
Parti pris
PLAN.GÉNÉRAL
PREMIÈRE PARTIE : AU DÉBUT DU XVIIe SIÈCLE
CHAPITRE I : PRATIQUE RELIGIEUSE ET PAUVRETÉ
Les prières usuelles
A la messe
Le prône
Les lectures
Noël, fête de pauvres
Modes de connaissance et attitudes spirituelles
CHAPITRES II : LES INSTITUTIONS
Un dense réseau en décomposition
Les grands établissements
Des genres de vie hospitaliers
Modes de financement
Conclusion
CHAPITRE III : STOICISME ET PAUVRETE
La production de l'édition parisienne
Les cas Charron
La pauvreté : question de définition
Conclusion
DEUXIEME PARTIE : LES DEBUTS D'UN CYCLE DE SPIRITUALITE ACTIVE
CHAPITRE IV : AUX SOURCES SPIRITUELLES DE L'ACTION CARITATIVE
L'ouverture aux laïcs de la vie contemplative
La relation de la contemplation et de l'action
Les ouvres dans la vie spirituelle des laïcs
Le dévot en religion
Conclusion
CHAPITRE V : LES ENGAGEMENTS
Instructions par correspondance
« Les vies »
Les fondations des années 1600-1630
Conclusion 1600-1630
TROISIEME PARTIE : L'ESPANOUISSEMENT DE LA SPIRITUALITE ACTIVE
CHAPITRE VI : LES EXIGENCES DE SAINT-CYRAN
Condition de rédaction des «Pensées»
Une perspective spirituelle
Spiritualité de la pauvreté et pratique sociale
Le monde, Dieu, le salut
Conclusion
CHAPITRE VII : VINCENT DE PAUL OU LA REVOLUTION DE LA CHARITE
Priorité aux situations concrètes
Tradition et héologie de l'Incarnation
Saint-Cyran et saint Vincent de Paul : bref parallèle
CHAPITRE VIII : UN TEMPS D'ACTION COLLECTIVE
Les compagnies féminines parisiennes de charité
De multiples initiatives
Tentative de bilan
QUATRIEME PARTIE :LE TRAUMATISME DE LA FRONDE
CHAPITRE IX : L'AUMONE ENTRE LA THEOLOGIE MORALE ET L'EXHORTATION
Raisonnement et casuistique
Une campagne caritative d'opinion publique
Conclusion
CHAPITRE X : DU «MAGASIN CHARITABLE» A L'«HOPITAL GENERAL CHARITABLE»
Les temps des communautés séculières
De nouvelles compagnies de charité pariossiales
L'ouverture de l'hôpital général
CHAPITRE XI : L'HOPITAL GENERAL : IDEOLOGIE ET REALITE SOCIALE
Longue durée et actualité
Des mots et des hommes
CINQUIEME PARTIE :LE TEMPS DES INSTITUTIONS
CHAPITRE XII : LES HAUTES EAUX DE LA CHARITE INSTITUTIONNELLE
Des graphiques
Analyse qualitative
Conclusion
CHAPITRE XIII: LE TEMPS DU ROI
Police et assistance
Questions financières
Conclusion
CHAPITRE XIV : UN DISCOURS INSISTANT ET REPETITIF
A propos de La Bruyère
Le sermon
CONCLUSION
Documents
Sources
Index
Table des illustrations
Ce livre part d'une constatation. Le XVIIe siècle est celui de l'apogée de la Réforme catholique en France, et surtout pour Paris, dans les années 1610-1660. Et l'on sait l'importance de la pauvreté dans la spiritualité chrétienne. Une littérature de genre hagiographique n'a pas manqué de célébrer le " Siècle des saints ", et Vincent de Paul a pu être qualifié de " grand saint du grand siècle " . Pour d'autres, il est le temps de l'Hôpital général et de l'Enfermement des pauvres. Selon la suggestion de Michel Foucault, ce siècle se serait " séparé " de la pauvreté comme de la folie. C'est ce paradoxe que j'ai voulu éclairer : comprendre comment ce " siècle des saints " était devenu si vite celui du Renfermement, voire, comment il avait pu être simultanément l'un et l'autre.
D'autre part, la notion de pauvreté, parce qu'elle a une double dimension, spirituelle et temporelle, est un bon territoire où peuvent être rapprochées l'histoire religieuse et l'histoire sociale, celui qui serait commun tout autant à l'Histoire littéraire du sentiment religieux de l'Abbé Bremond, ouvre-monument mais volontairement limitée par cet adjectif " littéraire " sur lequel l'auteur insiste dans ses notes préliminaires, qu'aux études socio-économiques portant sur le xviie siècle français.
Questions de méthode
Observer un ensemble qui relie les formes d'assistance, la spiritualité, les composantes de la société parisienne, les situations concrètes de pauvreté, les discours sur la pauvreté, suppose le recours à des sources variées : livres de spiritualité, fondations, correspondances, legs et donations, sermons, législation et règlements. Liste donnée sans ordre de hiérarchie.
Pour rechercher le contenu du message sur la pauvreté, je prends, plutôt que les ouvrages spécialisés comme les traités de l'aumône dont le filon me paraît assez pauvre, les livres de spiritualité de grande diffusion. Le dépouillement du catalogue de la Bibliothèque Nationale fait ressortir les traductions françaises de Louis de Grenade, celles de Luis de la Puente francisé en Louis Du Pont, et sans surprise, les ouvres de François de Sales et de Benoît de Canfeld.
C'est aussi le critère de diffusion massive pour l'époque qui justifie l'étude des relations charitables et d'autres fascicules du temps de la Fronde.
Le critère du succès éditorial, le premier retenu, ne peut être le seul. Il écarterait Vincent de Paul. Le réseau de compagnies né sous son autorité spirituelle justifie sa présence, même s'il n'a rien publié, même si ce qui nous reste de ses entretiens est très inégal en quantité : beaucoup de ses entretiens avec les Prêtres de la Mission, un peu moins de ce qu'il a dit aux Filles de la Charité, des lambeaux de ce qu'il a dit aux Dames. De même l'influence de Saint-Cyran qui, lui, a beaucoup écrit mais sans succès quantitatif, a été indiscutable, d'où la présence de ses Pensées chrétiennes sur la pauvreté.
Certains textes intégrés dans ce travail font aussi deviner l'existence d'autres réseaux moins connus comme celui qui eut pour centre l'Hôpital de la Charité avec Bernard dit " le Pauvre Prêtre ", réseau mal connu parce qu'il n'eut pas d'éclat littéraire, qu'il n'évita pas des excès de comportement envers lesquels les réticences se firent vives, et parce que sa réputation fut étouffée par celle du réseau de Vincent de Paul.
Ne perdant pas de vue la préoccupation de la diffusion du message, s'est posée la question de la liturgie et des textes qu'elle offrait.
Ce n'est évidemment pas par hasard que ce travail est comme encadré par le lectionnaire et les homélies. Le lectionnaire est au début parce qu'il est la sélection des textes choisis par l'Église, l'Église enseignante, pédagogue. Il est un trésor de textes proposés par elle sur la longue durée. Ces textes ont été, par rapport à l'ensemble de la Bible, les plus susceptibles de former la conscience chrétienne. Mais ce trésor n'est qu'en puissance. Il doit être nécessairement prêché puisque les lectures, même lues à voix haute, le sont en latin. Et les homélies sont à la fin parce que c'est à la fin du siècle seulement, si l'on en juge par le contenu des recueils de sermons, que l'on revient à l'homélie.
Etais-je au bout avec le lectionnaire ? Non puisqu'il apparaissait, au moins au début du siècle, que la messe se déroulait à deux niveaux, parallèles mais différents : celui du clergé, avec peut-être celui du petit nombre de dévots lettrés, et celui des fidèles. Alors se présentaient les prières élémentaires, " notre Père ", " Je te salue Marie " et des pratiques telles que les chants de Noël ou les litanies. Était-ce encore objets d'histoire que ces prières dites et redites tant de fois, prières de recours et de consolation ? J'ai pensé que oui, et les commentaires de certains auteurs le confirment.
Les textes ainsi retenus ont été étudiés au plus près.
" Étudier au plus près ". Cela rend compte de l'importance des citations. Comme elles n'ont pas toujours bonne réputation, je précise comment je les ai traitées. Pour ces textes, sans entrer dans le détail, trois méthodes ont été utilisées, quelquefois étroitement mêlées.
L'une est la présentation travaillée de la quasi totalité d'un texte. Les Pensées chrétiennes sur la pauvreté de Saint-Cyran et les Relations charitables ont aussi été traitées de cette manière.
Une autre démarche est l'analyse thématique d'un ensemble. C'est le cas des traductions des ouvres de Louis de Grenade, de l'Introduction à la vie dévote et du Traité de l'amour de Dieu de François de Sales, de la Règle de perfection de Benoît de Canfeld. Je prends ces ouvres d'abord dans leur composition d'ensemble car la place où se trouvent les citations n'est pas moins importante que les citations elles-mêmes.
Enfin, la comparaison : on peut établir des correspondances surprenantes entre des textes parfois strictement mis en regard, comme les instructions de Vincent de Paul aux Filles de la Charité et la Prière sur le bon usage des maladies de Pascal, ou des différences significatives comme l'utilisation que font Saint-Cyran et Vincent de Paul de certains mots tels que " créature ", " crainte " ou " plainte ". De même pour les " vies " d'inspiration hagiographique.
Ainsi entre les textes s'établit une sorte de dialogue.
L'utilisation des sources manuscrites de type administratif est plus classique. On privilégie les séries. La difficulté de l'étude sérielle vient des malheurs subis par les archives parisiennes. Deux séries sont utilisées, les comptes de l'Hôtel-Dieu et les insinuations du Châtelet qui enregistrent certains actes notariés.
Les autres sources d'archives sont fragmentaires. Au hasard des conservations, on y décèle les protections pour entrer dans telle institution, l'influence des familles fondatrices dans telle autre, la hiérarchie des choix des fondations dans telle paroisse entre les écoles pour les enfants pauvres, le soin des malades, les lits aux Incurables, etc.
Parti pris
Loin de chercher à construire un modèle, j'ai préféré porter attention aux circonstances.
Ainsi pour la théologie morale de l'aumône, c'est l'étude du fascicule De quelques propositions touchant le précepte de l'aumosne, texte d'actualité puisque sorti au plus fort de la crise de la Fronde, qui fait venir, après les citations de Thomas d'Aquin auxquelles il se réfère, le débat sur les degrés de la nécessité, du nécessaire et du superflu avec les positions des autres auteurs, Cajetan, Antonin de Florence, Diana et Pascal.
De même pour l'idéologie de l'Hôpital général. Elle est introduite par l'étrange procès du Gueux de Vernon qui lui donne une dimension concrète d'autant plus convaincante que l'un des protagonistes est le gendre d'un des directeurs de cet hôpital.
De même l'Onuphre de La Bruyère. Précisément daté de l'édition de 1691 des Caractères, il conforte par un texte d'actualité la teneur d'autres documents sur l'évolution du modèle du dévot à la fin du siècle.
Le plan est donc chronologique. Après une mise en place au début du xviie siècle, cinq parties où s'entrecroisent sources textuelles et gestes marquent les temps d'un cycle de spiritualité active.
À un temps d'aventures personnelles et d'initiatives individuelles, succède un temps d'épanouissement sous formes d'actions collectives. Ce qui se fait alors à Paris n'est la conséquence ni de crises de subsistance, ni de la peste, ni de la guerre, mais doit être inscrit dans le mouvement plus vaste de la Réforme catholique. Ces ouvres se tournent vers les pauvres malades, les " incurables ", les enfants abandonnés, les filles considérées comme en danger.
Puis vient la Fronde. Aux misères de 1652, l'année terrible, on répond par les relations charitables. C'est le premier exemple d'une campagne de collectes qui a recours à ce point à l'imprimé pour faire connaître son action et ses besoins.
A la crise succède une remise en ordre : régularisation des institutions nées dans la ferveur des décennies précédentes, seconde génération des compagnies de charité paroissiales pour les valides, le tout à l'ombre, pour un temps, de la Compagnie du Saint-Sacrement, Hôpital général enfin pour ceux qui n'ont pu s'intégrer à aucun réseau de protection. Il n'y a pas de solution de continuité des relations charitables à l'Hôpital général de 1656.
Dernier acte de la Réforme catholique foisonnante et déjà signe de ses limites, l'Hôpital général inaugure un temps de socialisation de la charité, temps du sermon de charité, de la charité calculée de la constitution de rentes, et temps du roi.
I
La définition de la pauvreté, les gestes et les attitudes envers les pauvres, même étudiés dans une conjoncture historique particulière s'inscrivent dans un ensemble qui dépasse des limites chronologiques trop étroites. C'est pourquoi nous avons commencé par l'étude des prières en usage pendant des siècles et de la liturgie.
Le " notre Père ", prière chrétienne par excellence dès les origines, quelles qu'en soit les traductions, concentre dans ses deux parties, celle des louanges et celle des demandes, les traits fondamentaux de la théologie chrétienne et de l'anthropologie qui en découle. Les relations de la créature à son créateur sont adoration, obéissance et dépendance. Et quand le " Je vous salue Marie " entre dans la piété populaire au xive siècle et devient la prière la plus fréquente, aux louanges à Marie de l'ange de l'Annonciation et d'Elisabeth qui introduisent l'Incarnation absente du " Notre Père ", est ajoutée la seconde partie qui est celle des demandes. Ainsi on y retrouve la composition du " Notre Père " mais avec plus d'insistance sur la pauvreté du pécheur, pauvreté spirituelle que le texte relie à la précarité de la vie quotidienne et à l'épreuve ultime de la mort.
De la liturgie, nous avons retenu la présence régulière dans le lectionnaire de l'enseignement sur la pauvreté, spirituelle et temporelle, et sur l'usage des richesses. Et dans le prône un rituel de la supplication qui peut prendre, lors des épreuves collectives telles que la peste ou la famine une forme spécifique strictement propitiatoire comme, à Paris, les processions de la chasse de sainte Geneviève et de saint Marcel.
Des Noëls, nous avons retenu l'accent porté sur la pauvreté de l'Incarnation dans la Nativité.
Sur ces croyances fondamentales, création, péché, Incarnation et salut, des interprétations sont construites, des choix sont ouverts, des inflexions sont marquées.
Le souci d'affirmer que Dieu est tout puissant nourrit le providentialisme, interprétation des événements comme des effets de sa volonté. Il y a de bons événements providentiels : échapper à un accident mortel, être guéri d'une maladie. Ces bons événements sont rares et reconnus comme des quasi miracles reconnus comme tels dans l'action de grâce des ex-voto. Le providentialisme est plus couramment une interprétation des maux qui frappent les hommes. Et au xviie siècle, conformément au modèle des épreuves envoyées par Dieu au peuple juif dans l'Ancien Testament, ces malheurs ont été vus comme l'expression de la colère de Dieu, qu'elle s'exprime dans le circuit large qui réunit " nos péchés " et la disette ou la guerre, comme pendant la crise de la Fronde ou dans le circuit court qui réunit péché personnel et souffrance dont la maladie, interprétation renforcée certainement par la préoccupation individuelle du salut personnel. À cette colère de Dieu devait répondre cette vertu spirituelle qu'était la crainte, servile ou filiale, vertu spécifiquement rattachée à l'état de pauvreté qui porterait à la pénitence, collective ou personelle. Ainsi les épreuves étaient salutaires.
Toute puissance de Dieu, mais aussi maintien du libre arbitre de l'homme malgré le péché. Le Concile de Trente l'avait réaffirmé. L'homme demeurait capable de bonnes ouvres qui n'étaient pas sans mérite et par elles il coopérait à son salut. Malgré la méfiance de quelques uns envers l'activisme, les " ouvres ", spirituelles ou temporelles, furent les instruments de mesure de la dévotion. " Faire le bien, combattre le mal " fut le programme de la Compagnie du Saint-Sacrement.
Parmi ces ouvres, les gestes envers les pauvres étaient traditionnellement au premier rang. L'inégalité des conditions est providentielle et prend place dans l'économie du salut. La nécessaire solidarité entre les hommes est enseignée selon deux interprétations. Selon l'une, le riche n'est que l'intendant des richesses que Dieu lui a confiées. Il doit les administrer au mieux pour tous. Selon l'autre, par le pauvre, pauvre du Christ qui s'est fait pauvre, passe la grâce salutaire du Christ. Ces deux enseignements ne sont pas contradictoires. Mais l'accent peut être mis sur l'un et l'autre. Le Christianisme protestant qui refuse le mérite des ouvres retient la loi d'administration équitable des biens de ce monde. Le Christianisme catholique retient les deux interprétations mais met l'accent sur la seconde.
Enfin, le Concile de Trente avait réaffirmé que la hiérarchie de l'Église catholique était de fondation christique, donc immuable. En centrant la pratique religieuse sur la messe, la Réforme catholique exaltait la fonction sacerdotale, marquait ainsi la différence entre prêtres et simples fidèles. La question demeurait de la place à faire dans l'Église aux laïcs. Replacée dans l'histoire de la Réforme catholique, la question de la pauvreté est liée à celle de la place des laïcs dans la vie de l'Église.
II
Les manuels de spiritualité les plus diffusés orientent les laïcs vers la vie contemplative même s'ils font une place aux ouvres dans toutes les étapes de la vie spirituelle. L'expérience de pauvreté que certains tentèrent de vivre non sans provocation y eut sa place. C'était itinéraires personnels. Pour d'autres engagés sur la route de la dévotion, les ouvres furent le complément de la prière. Car c'est cela, la dévotion, l'union des deux vies, la vie mixte, adaptée aux laïcs réunissant vie contemplative et vie active. Associée à la diversité des vocations, cette union des deux vies est la réponse catholique à la question à laquelle le protestantisme avait répondu par le sacerdoce universel : quelle place faire aux laïcs dans la vie de l'Église ? Monsieur de Renty qui fut le directeur de la plus activiste organisation, la Compagnie du Saint-Sacrement, fut aussi contemplatif, voire mystique. Cette conjoncture spirituelle eut pour effet une dynamique des dons volontaires en faveur des ouvres.
Parmi les ouvres, les ouvres de charité ont eu une place particulière, surtout pour les femmes. À cause de la sensibilité qu'on leur reconnaissait, elles furent engagées les premières dans cette mission délicate d'approcher la souffrance. Ce n'était pas sans aller contre certaines convenances. Etait-il décent, pour certaines, d'aller ainsi par les rues et les escaliers ? Quant aux nouveaux-nés abandonnés par leur " mauvaise mère ", Vincent de Paul dut invoquer rien moins que l'enfant de la crèche pour convaincre de l'obligation de les sauver. Quoiqu'il en fut, l'itinéraire de la dévote, surtout de la veuve, même de celle qui devenait ensuite religieuse, passa par l'étape de la fréquentation des pauvres. On crut que revivait un peu de l'Église primitive. Les bienfaitrices de qualité comme la marquise de Maignelay, puis la duchesse d'Aiguillon, accordaient leur protection et leur aide aussi bien à la fondation des couvents à vocation contemplative qu'aux ouvres d'assistance. Elles-mêmes ont hésité, après leur veuvage, entre le couvent et le monde et sont finalement restées dans le monde presque malgré elles et sur ordre des autorités spirituelles auxquelles elles s'en étaient remises. Ainsi se précisait une vocation caritative spécifique. Elles ne furent pas que les hommes de paille que l'on a dit quelquefois. Je ne vois pas la duchesse d'Aiguillon homme de paille de Duplessis-Montbard. Ces figures, exceptionnelles par leur qualité sociale, ne doivent pas faire oublier que tous les milieux sociaux sont représentés. Il n'y a pas que les entrepreneuses et les grandes organisatrices. Cette vocation est plus importante encore pour les filles d'humble condition. Ici prend place " le don de la personne " qu'évoque Louis de Grenade et auquel François de Sales et Vincent de Paul donnent tant d'importance. Avec lui, on passe de l'expérience personnelle à l'action collective qui s'accompagne de la percée et de la reconnaissance de ce genre nouveau de vie consacrée, la congrégation séculière, surtout féminine, des Filles de la Charité à la toute petite congrégation des Filles de sainte Marguerite, 6 pour l'école des filles sur les limites du faubourg Saint-Antoine à la fin du siècle.
La pauvreté n'était pas définie que par les conditions matérielles. L'ignorance religieuse était vue comme une forme de la pauvreté. Soins du corps et soins de l'âme allaient de pair. Toute ouvre d'assistance était missionnaire. Elle était l'occasion d'enseigner les " vérités nécessaires au salut " et de révéler le sens spirituel des situations vécues, surtout des plus éprouvantes. Tous les pauvres, malades, enfants, pauvres honteux, pauvres au travail, devaient recevoir cet enseignement. Aux pauvres qui venaient au catéchisme des Jésuites à la maison professe de la rue Saint-Antoine, on donnait quelque aumône. La maladie devait être combattue mais il était aussi enseigné au malade que la souffrance était purgatoire salutaire ; tout se résolvait dans la soumission à la volonté de Dieu et le malade à qui la Fille de la Charité apportait le bouillon était incité à la pénitence. An Bon Pasteur, la jeune fille devait faire pénitence et se convertir. À l'école paroissiale, l'enfant recevait simultanément enseignement religieux et enseignement élémentaire. C'était, en même temps, les vérités élémentaires et le chemin du salut selon l'état de chacun. La théologie morale devient théologie morale des états. La définition du pauvre en fut modifiée.
Jusqu'au xviie siècle, le pauvre est celui qui a besoin d'être assisté. Avec François de Sales, une première brèche est ouverte dans cette définition lorsqu'il reconnaît la dimension spirituelle de la pauvreté du laïc différenciée non sans mal de la pauvreté volontaire du religieux. C'est de cette attention à la vie du pauvre laïc, à la dimension familiale de sa vie, que naît le soin des malades à domicile. La diversité des bénéficiaires des aides de la Confrérie de charité de Saint-Sulpice montre aussi une attention aux situations concrètes : misère saisonnière, endettement, frais de voyages. Alors que la suspicion pèse de plus en plus sur le mendiant même si les mesures contre la mendicité sont sans efficacité parce qu'elle fait partie de trop de genres de vie, la qualité de pauvre est élargie jusqu'à y inclure tous ceux qui ne vivent que de leur travail. Cette définition convenait bien à une société où la plus grande partie des richesses était patrimonialisée. Pauvre parce que sans patrimoine. Elle intégrait à l'Église la totalité du peuple pris dans la précarité de sa vie quotidienne et mettait en valeur, comme chez les Protestants mais selon une autre réflexion, la peine du travail. Ces pauvres-là sont aussi des paroissiens en une époque de pratique religieuse quasi universelle. Au fil de l'année liturgique, lorsque le lectionnaire en donne l'occasion, l'enseignement peut leur être donné de la signification spirituelle de leur état.
III
Nous sommes sur un cas particulier : dans une société urbaine donc très minoritaire, et dans la plus grande ville d'Europe du xviie siècle, en rapide croissance démographique durant la première moitié du siècle, qui bute sur la Fronde et est ensuite surveillée de près par les agents du roi. Malgré son caractère exceptionnel, on retrouvera ailleurs des innovations comparables.
Les compagnies paroissiales de charité se maintiendront tout au long du xviiie siècle. La responsabiblité des femmes y sera croissante. Et le modèle se diffusera.
Les congrégations séculières, féminines le plus souvent, vont se multiplier, comme dans l'ouest, les Filles de la Sagesse à l'initiative de Grignon de Montfort. Elles aussi dureront jusqu'à la Révolution. Passée la Révolution, avec parfois des statuts qui mettent plus l'accent sur les formes traditionnelles de la vie religieuse, elles seront un trait du Catholicisme du xixe siècle. Présentes dans les écoles et dans les hôpitaux, elles assureront une large part de l'enseignement élémentaire et la quasi totalité de l'assistance aux malades jusqu'au développement des professions de santé. La " sour piqure " sillonnant la campagne normande sur une mobylette dans les années 1950 était la descendante de la Fille de la Charité des années 1650.
Les choix du xviie siècle n'en recelaient pas moins des risques.
Un risque était de passer de l'enseignement de " ce qu'il faut savoir et croire " au " comment il faut vivre ". Question d'accent. Bossuet était conscient de cette pression sociale en faveur de la morale lorsqu'il prévenait qu'on ne la détachât pas des mystères. Or, je ne suis pas sûr que l'application de la théologie de l'Incarnation à l'état de pauvreté, comme l'avait enseigné Vincent de Paul, lui ait beaucoup survécu. Des textes montrent l'acharnement de leurs auteurs à rendre les pauvres responsables de la misère qui les atteint.
Un autre risque était de passer de la signification spirituelle de l'état de pauvreté temporelle à une sorte de quiétisme social, voire de conservatisme, surtout dans le contexte général des deux siècles où la question du salut personnel s'est posée avec acuité au sein de la théologie catholique de la grâce et du mérite. Mérite du geste volontaire, mérite de la pauvreté acceptée, salutaire à condition qu'elle fut vécue dans une foi qui s'exprimât par la patience, une patience sans limite. L'acceptation de la pauvreté, non plus misère, mais pauvreté laborieuse et la fréquentation de l'Église partageait mauvais pauvres et bons pauvres.
Le risque était d'autant plus grand que dans cette société de compagnies et de corps, ces pauvres - innombrables travailleurs nécessaires à la vie matérielle de la cité - n'avaient pas de place dans les institutions. La moindre association de travailleur est poursuivie. Le déséquilibre est flagrant entre tant d'appels à l'aumône et l'absence de considérations sur les salaires. Sans même évoquer la notion de juste salaire qui peut paraître anachronique, on peut s'étonner de l'absence de mont-de-piété à Paris alors que les magistrats, époux de tant de ces dames d'ouvres, étaient fort au fait de la prison pour dettes et qu'ils se sont contentés de décisions toutes ponctuelles dans le cadre de discrètes confréries. Tout au plus l'idéologie sociale leur reconnaissait-elle des protecteurs dont l'Église et, de plus en plus, le roi. Le droit de prélever sur les riches pour redistribuer aux pauvres pour des raisons d'ordre public lui est reconnu. De tels prélèvements seront exceptionnels et marginaux. Privés de parole, ils étaient pourtant là, ces pauvres qui ne vivaient que de leur travail, comme nous les avons entrevus à travers les distributions hivernales de 1685 à 1689 dans les fauxbourgs de Paris, années en rien exceptionnelles. Or la conviction dominera longtemps encore que leur salaire ne pouvait correspondre qu'à leur strict entretien, quasiment au jour le jour, ce qui les condamnait occasionnellement et même périodiquement, à la misère et à l'assistance.
ACARIE (Mme), 108, 111
AIGUILLON, duchesse d', 177, 211, 215, 225, 270
ALIGRE, Elizabeth, Mme Séguier, 214, 215
AMBROISE, saint, 64, 188
AMELOT, Denis, 265
AMELOT, Jacques, 264, 265
AMELOTTE, père Pierre, 290
ANNE d'AUTRICHE, 109, 171, 213, 214, 225, 227, 269
ANTONIN, saint, 187
ARGENSON, 279
ARISTOTE, 59
ARNAULD Angélique, 98
ARNAULD, Antoine, 98, 223
AUDENS, Louis, drapier chaussetier, 261
AUGUSTIN (saint), 59, 65, 84, 85, 167, 289
AUMONT, Cesse d', 269
BALLESDENS, 258
BALZAC d'ANTRAGUE, Mis de, 270
BAZIN, 39
BELIN, Guillaume, 267
BELLANGER, maître serrurier, 259
BELLARMIN (Cardinal), 97
BERNARD, 101, 102, 106, 107, 109, 112, 113, 114, 125, 126, 171, 231, 291
BERNIERES-LOUVIGNY, 289
BERTHE, de la Mission, 197
BERTHIER, Jean-Philippe, 175, 260, 269
BERULLE, 99
BIDAULT, huissier au Chatelet, 260
BIGNON, Procureur général, 234, 237, 238
BLACHE, abbé, 259
BLANCHOT, Jean, vicaire de Saint-Eustache, 261
BLONAY (Mère de), 98
BLOSSET, Melle, 176
BODIN Jean, 60, 61, 64, 66, 68
BOMBEUF, Elizabeth, 261
BONNEFONS, Amable, S.J., 182, 185, 290
BOUHOURS, 292
BOUQUET, Geneviève, 106, 109, 170, 218
BOURBON, Henri de, duc de Verneuil, 269
BOUTHILLIER de CHAVIGNY, 269
BRETEVILLE, prêtre et prédicateur, 299
BRIÇONNET Jean, 43
BRIÇONNET, Nicolas, 268
BRIELE, 257, 258, 260, 266, 268, 269, 284
BRIENNE, comte de, 270
BRIENNE, Mme de, 215
BRUSLARD de SILLERY, le Commandeur, 258
BRUSLARD de SILLERY, Madeleine, 118, 120
BUCH, Henri, 178
BUDOS (de) Marie-Phelice, 265
BULLION, de, Pierre, abbé de Saint-faron-lès-Meaux, 264
CAIGNET, prêtre et prédicateur, 297
CAILLEBOT de la SALLE, 175
CAJETAN, Cardinal, 187, 193
CALLIERES, 259
CAMUS, 67, 230
CAMUS, Louise, épouse de Le Porquier, trésorier du duc de Longueville, 269
CANFELD (Benoît de), 58, 74, 78, 80, 82, 90
CASTILLE, Madeleine de, Mme Fouquet, 215
CHAMARD, Alexandre, bourgeois de Paris, 259
CHAMILLARD, 224
CHARRON Pierre, 57, 59, 66, 67, 68
CHATELAIN, Claude, 214
CIORANESCO, 294
CLIQUOT de BLERVACHE, 65
COLBERT, 273
COMBE, Mme de, 111, 291
CONDE, prince de, 206
DANES, Pierre, évêque de Toulon, 269
DE LA PUENTE Luis, 58
DEFFITA, Madeleine, Mademoiselle Viole, 197, 215, 227, 270
DELAMARRE, 273
DESAINT, Michèle, femme de Jacques, jardinier, 259
DESMARETZ, Contrôleur général des finances, 283
DESPREZ, Marie, fille majeure, 262
DIANA, 188, 189, 194, 195
DON JUAN, 176
DRAC (du) Marguerite, 265
DROUARD, 215, 222
DRUJON, Nicolas, 258
DU GUE DE BAGNOLS, 198, 227
DU PONT, 17, 74, 75, 78, 79, 80
DUBUISSON-AUBENAY, 199
DUPLESSIS-MONTBARD, 211, 222, 223, 227
ÉRASME, 229
ESCOBAR, 189
FAIL (Noël du), 33
FAVRE (Mère), 97
FAVRE Michel, 93
FELIX, Nicole, veuve de Charles de Le Selle, fruitier, 261
FENELON, 288
FERET, 177
FERON, 211
FIEUBET, Gaspard, 269
FOUCAULT, François, 295
FOUCAULT, François, prêtre et prédicateur, 297
FOUQUET, 226
FRANÇOIS de SALES, 58, 63, 74, 75, 78, 81, 83, 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90, 91, 95, 97, 99, 109, 113, 118, 121, 143, 147, 289
FRANÇOIS Ier, 41, 273
FRANÇOISE de la Croix, 120
FRANÇOISE, sour de Port-Royal, 198
FRETOY, Mme du, 198
FROGER, 177
GAILLARD, Galleran-Gallican, receveur général du Clergé, 258
GAMBART, 178
GAMBART, prêtre et prédicateur, 298
GARDEIL, Père, O.P., 187
GARIBAL, 222
GAULT (Jean-Baptiste), 113, 114
GAULTIER, Louis, Maître des Eaux-et-Fotêts, 258
GESLIN, boulanger, 259
GIMON, Jérôme, 261
GODEAU, Antoine, 241, 242, 290
GODET, Pierre, prêtre, 263
GONDI (Charlotte-Marguerite de, Marquise de Maignelay), 108, 110, 111, 123, 177, 258
GONDI H. d', 39
GONDI, Mme de, 150
GONDRIN, Mgr de, 258, 259
GOUFFIERS (Mme des), 95, 96, 118, 121
GUÉBRIAND, Mme de, 198
GUÉRIN, 177
GUÉRIN, Jean-Baptiste, 241, 243
GUISE, Mme de, 214
HARCOURT, Cesse, 224
HARLAY, Achille de, Premier Président, 273, 279
HAUY Valentin, 40
HENRI III, 39
HERMAND, Godefroy, 197
HEURLES (de, voir CHAHU), 292
HOUEL Nicolas, 39
IGNACE de LOYOLA (saint), 90
INNOCENT XI, 194
JEANNE de CHANTAL, 94, 98, 106, 109, 110
JOLY de FLEURY, 273
JOLY, abbé, 222
JOLY, prêtre et prédicateur, 298
LA BRUYERE, 289, 290, 293, 294
LA CHAPELLE, de, Pierre, avocat au Parlement, 262
LA CHETARDYE, curé de Saint-Sulpice, 283
LA FLÉCHÈRE (Mme de), 96
LA MOTHE Le Vayer, 66
LA PIERRE, Antoine, 262
LA PLACE, de, 227
LA ROCHEFOUCAULT, Cardinal de, 172
LA SABLIERE, Mme de, 269
LALEMANT, génovéfain, 240, 243
LAMBERT, Jean-Baptiste, 175, 269
LAMBERT, prêtre, 297
LAMOIGNON (Madeleine de), 112
LAMOIGNON (Mme de), 109
LANCELOT, 130
LAYMANN, 188, 189
LE BEAU (Geneviève), 118, 120
LE BLANC, Sébastien, contrôleur provincial des guerres, 262
LE BOUTHILLIER, Armand, abbé de Rancé, 284
LE BRUN, 177
LE GAUFFRE, 103, 114
LE MASLE des ROCHES, 258
LE MÉE, François, procureur au Parlement, 258
LE MOLLEUR, maître tailleur, 259
LE NAIN, 195, 198, 199
LE NAIN, peintres, 239
LE PELETIER, Contrôleur général des finances, 281
LE PILLEUR, Henri-Augustin, 214
LE PILLEUR, Marie, 214
LE ROUSSEL, Jean, 267
LE ROY, Guillaume, abbé de Haute-Fontaine, 267
LE ROY, Guillaume, abbé de Haute-Fontaine, 252
LECLERC, Antoine, Sieur de la Forest, 114
LECOMTE, Jean, jardinier, 261
LECONTE, 222
LEMOINE, Jacques, 233, 236
LEMOINE, Lancelot, 236
LEMOINE, Pierre, 236
LESCHASSIER, 222, 223, 241
LHOSTE, Jean-Marie, 269
LHUILLIER, Angélique, 178
LIANCOURT, duc de, 198
LIANCOURT, duchesse de, 198
LIGIER, Guillaume, marchand, 261
LOGEOIS, Jacques, 234
LONGUEIL (de) Roger, 265
LONGUEVILLE, duc de, 269, 270
LORRAINE, Françoise de, 264
LOUIS de GRENADE, 58, 73, 74, 75, 76, 77, 78, 81, 83, 84, 86, 87, 88
LOUIS VIII, 40
LOUISE de MARILLAC, 110, 111, 112, 150, 176, 215, 216, 218
LOURDET, 226
LUTHER, 16, 229, 242
LUYNES, duc de, 198
MAIGNARD DE BERNIERES, 195, 197, 198, 199, 211, 212, 222
MAILLANNE (Françoise de), 107
MALON Benoît, 53
MALTHUS, 66
MANESSON (de) Marguerite, 265
MANSION, laboureur à Thiais, 260
MARGUERITE d'Angoulême, 41
MARILLAC (Michel de, Chancelier), 115
MARTIN, Elizabeth, 265
MAUPEOU, Marie, Mme Fouquet, 215
MAUROY, 225
MAZARIN, 239, 249, 269, 284
MEDICIS Catherine de, 39
MEDICIS Etienne, 32
MEDICIS Marie de, 118, 119
MELIAND, Procureur général, 215
MENETRA, 294
MERCOEUR (duchesse de), 107, 110
MESME (de), Claude, 264
MESME, de, Judith, 264
METEZEAU, 99
MIGNOT, Nicolas, infirme, 261
MILLET, Pasquette, 261
MIRAMION (Mme de), 110, 111, 112, 177, 214, 218
MONROUSSEAU, 233, 234, 235, 236, 237, 239
MONTAIGNE, 59
MONTESPAN, Mis de, 270
MONTRY (Robert de), 118, 123
MORANGIS, 198
MORDANT, Louis, Lieutenant général de Vernon, 234, 237
NESMOND (Mme de), 112
NESMOND, Henri de, 214
NICOT, 65
NIVELET, 269
NOAILLES, Cal de, 259
NOBLE, Père, O.P., 113, 141, 187
ORAISON (Marquise d'), 111
OVIDE, 59
PARTICELLI d'Hémery, Mme, 269
PASCAL, 32, 165, 167, 191, 202, 210
PELLEJAY, 171
PELLETIER, maître menuisier, 259, 262
PERCHERON, Jacques, prêtre, 263
PETIT Guillaume, 34
PIERRE d'Alcantara, 58
PINGRÉ, 198, 265
PINGRÉ, Marie, 265
POLLALION, Marie, née Lumague, 107, 111, 177, 181, 214, 218
POLLAILLON, Marie, 214
POMPONNE de BELLIÈVRE, Premier Président, 218, 225, 226, 240
PUGET de la SERRE, 104, 231
RACAN, 59RAYNIER (du), Delle, Dame du Doré, 267
RENTY (Gaston de), 90, 269
RETZ, Cal de, 208
RICHARD l'Avocat, prêtre et prédicateur, 296
ROBINEAU, Charles, secrétaire du roi, administrateur des incurables, 269
RODRIGUES Alphonse, 58
ROHAN, duc de, 270
RUFFE, Marie, 261
SAINT-CYRAN, 34, 36, 129, 149, 159, 160, 161, 202, 244, 298
SANEIEHAN (Pierre de), 112, 125
SANZELLE (Mme de), 109, 110, 111
SAUDRÉ, Louis, 235
SAVARY, Etienne, prêtre, 263
SAVREUX, 199, 200
SCUPOLI, 289
SÉGUIER Antoine, 118, 119, 274
SÉGUIER de SAINT-BRISSON, 227
SÉGUIER de SAINT-BRISSON, Pierre, 265
SÉGUIER, Tanneguy, 264
SÉNAULT (Pierre), 114
SÉRAPHIN de la CROIX, prêtre et prédicateur, 297
SOURCHES, Mis de, 270
SUETONE, 59
SUZE, Comtesse de, 171, 265
TABARIN, 59
TACITE, 59
TALON, Charles-François, curé de Saint-Gervais, 258
TARTUFFE, 289, 290, 293
THÉOPHILE, 59
THÉRÈSE d'AVILA, 17, 58, 153, 297
THOMAS d'AQUIN, 79, 81, 84, 152, 185, 186, 209
TRAVERZE, Mme de, 199
TUFFANY, paul, sieur du Coudray, 265
TURLOT, 16